D’abord, Lombard Odier adopte une approche dite « forward-looking » de la durabilité. Contrairement aux approches ESG traditionnelles jugées trop statiques, la banque privilégie des indicateurs prospectifs permettant d’évaluer la capacité des entreprises à s’adapter à la transition environnementale. L’objectif est d’identifier les acteurs économiques capables de s’inscrire dans un futur bas carbone et respectueux des ressources naturelles.
Ensuite, sa stratégie s’articule autour du concept d’économie « CLIC » (Circular, Lean, Inclusive, Clean), qui vise une transformation profonde des systèmes économiques, notamment dans les domaines de l’énergie, des matériaux et de l’usage des ressources. Cette vision repose sur la conviction que l’économie mondiale évolue vers un modèle « net zéro » et « positif pour la nature ».
Par ailleurs, Lombard Odier cherche à orienter les flux de capitaux vers des activités durables. Cela inclut le financement d’entreprises proposant des solutions climatiques ou favorisant une économie bas carbone, ainsi que l’intégration systématique des risques environnementaux (climat, biodiversité, ressources) dans l’analyse financière. La banque considère ainsi la durabilité comme un facteur clé de performance à long terme.
Enfin, cette stratégie se traduit aussi en interne, avec des engagements concrets comme la réduction de son empreinte carbone, l’objectif de neutralité carbone et l’intégration de critères environnementaux dans ses pratiques opérationnelles et ses relations avec les fournisseurs.
En somme, la stratégie environnementale de Lombard Odier dépasse une simple logique de conformité ESG : elle vise à anticiper et accompagner la transformation structurelle de l’économie mondiale vers un modèle durable, en plaçant la transition écologique au cœur de la création de valeur.